Notre dernière destination de voyage de l’année 2026 était La Manche.
Dès neuf heures, les 120 randonneurs sont accueillis à l’Andouillerie de la Baleine, à Gavray sur Sienne, d’abord par un parfum de brume matinale, puis par Anne et Noël Lavalley, arrivés sur les lieux depuis une quinzaine d’années.
L’art de fumer existe depuis 1950. La fabrication essentielle est la véritable andouille de Vire, montée manuellement et fumée pendant trois semaines « à chaud » au feu de bois de hêtre..
Les intestins et estomacs de porcs préalablement nettoyés et découpés à la main sont rassemblés à l’aide d’une ficelle. Après une semaine de macération dans le sel et le poivre, sont habillés d’une robe en intestin naturel de porc, puis mis au fumoir. Un porc est nécessaire pour fabriquer une andouille. A l’état de fabrication, l’andouille pèse environ 2 kg ; après fumage, elle ne pèsera plus que 500 gr.
Le fumage donne à l’andouille sont goût et sa couleur brune. Après dessalage, et mise sous filet,
l’andouille est mise à la cuisson 6 h à 95°. Refroidie, elle est emballée sous vide ou reste à l’état naturel.
Le fumoir peut contenir 2000 andouilles. Un deuxième fumoir permet de fumer des morceaux de porc achetés directement à l’abattoir tels que les jambons, côtes, poitrines etc…
L’entreprise fabrique de la charcuterie, tels que saucisses, pâtés, rillettes et autres.
Une dégustation d’andouille ou de jambon fumé clôturait la visite avant le passage en boutique.

Puis départ vers « l’Hôtel de France » à Vire pour le déjeuner
A 15 h nous étions à Villedieu-les-Poêles, pour une découverte de la fonderie des cloches. Cornille Havard est le fondeur depuis 1865, fondeur des cloches de Notre Dame de Paris.
Dans l’atelier une centaine de cloches monumentales voient le jour chaque année. Le métal de cloche est le bronze, alliage de 78 % de cuivre et de 22 % d’étain.
Quatre étapes importantes pour la fabrication d’une cloche :
1- La fabrication du moule, lui-même fait en quatre temps avec un matériau composé d’argile, de crottin de cheval et d’eau : le noyau, la fausse cloche, la chape et la couronne
2- La coulée de la cloche : le bronze est fondu à 1200° dans le four réverbère à double voûte. Ce four est utilisé pour couler les cloches de plus de 500 kg. Sinon le métal est fondu dans un four à creuset.
3- Le décochage : le moule va refroidir environ une semaine, sera cassé pour obtenir la cloche brute de fonderie. Elle est ensuite sablée, polie, ciselée et enfin accordée.
4- L’accordage : Chaque cloche construite émet un son ex : le si, le do etc…. Pour obtenir le son précis, l’accordeur choisit à quel endroit et sur quelle profondeur, il faudra enlever le métal par meulage intérieur.
A l’intérieur de la cour, les visiteurs se faisaient un réel plaisir à faire sonner toutes les cloches, chacune émettant un son différent, parfois très puissant, selon la taille.
De passage en boutique, de nombreux articles en cuivre étaient exposés, ainsi qu’un choix important de cloches de toutes tailles.

Et maintenant, que fait-on ?? A quelle heure reprend-on le bus ?? 16h45 ou 17 h ?
La cloche sonne, pour rassembler tous les randonneurs ! Certains ont déjà pris « la cloche de bois », d’autres s’apprêtent à rejoindre le bus, « à cloche-pied » pour les plus sportifs. Ne tardons pas si l’on ne
veut pas se faire « sonner les cloches ». Il y a forcément « quelque chose qui cloche » dans l’horaire, mais « qui n’entend qu’une cloche, n’entend qu’un son » Cependant, les cloches que nous sommes, après une telle journée d’infos, se coucheront moins « cloche » que la veille ; Il y avait un fil rouge cette journée là ! Une chanson intitulée « la chanson des randonneurs » sur l’air des
Champs-Elysées de Joe Dassin. Cette chanson toute nouvellement crée, s’est répétée à maintes reprises : dans les cars et au restaurant… Elle sera légèrement modifiée car « il y a quelque chose qui cloche » parfois !!
La journée s’est terminée par l’apéro sur le parking de l’ancien super U de Châteauneuf.
Agréable journée d’amitié, et de convivialité.